Qui, quoi, où, comment, pourquoi ?

Dans trois jours, c’est le départ, nous larguons les amarres pour un voyage en famille et à vélo. Départ de Montauban, direction l’océan atlantique en longeant le canal de Garonne, plongée dans les Landes et remontée de la côte jusqu’au finistère Sud par la Vélodyssée notamment. Durée : 2 mois et demi

Composition de la famille : 2 qui pédalent (Alex et Fanchon), 3 qui roupillent (Emile 5 ans, Mona 3 ans & Archibald 8 mois).

Equipement: Nous partons avec deux vélos (un vélo-cargo et une randonneuse) et une tente tipi. A cela s’ajoute les listes des adhérents de l’association Servas et de l’association Cyclo camping international afin de rencontrer des habitants des endroits traversés.

Vélo-cargo ? C’est un vélo rallongé avec une caisse entre la roue avant et le guidon, parfois appelé biporteur, vélo-brouette, ou vélo-cabane – on a retenu le surnom donné par notre fille – le vélo escargot. Il se conduit comme un vélo. On témoignera de son usage en itinérance dans un prochain article.

Pourquoi le cargo plutôt que la remorque ? Après cinq ans d’utilisation de la bonne vieille remorque, on a fini par constater que les enfants étaient dans leur bulle, loin de nous, qu’on ne pouvait pas se parler facilement, et qu’en ville, son utilisation n’était pas rassurante, notamment aux passages des carrefours. Dans le cargo, les enfants sont à portée de vue et de voix, devant le guidon; on peut chanter, discuter, siffloter en ayant la sensation qu’ils sont dans nos bras. Assis et attachés dans la coque, ils sont à l’abri des dangers.

Pourquoi avoir choisi un vélo de la marque Douze ? Ce vélo est unique pour plusieurs raisons : Il a un système de transmission de direction par câble, qui le rend très maniable et c’est le seul vélo cargo qui non seulement se démonte – et se remonte – mais ce très facilement. Nous avons échangé avec plusieurs utilisateurs de vélo cargo, aucun d’entre eux ne part en vacances avec leur vélo du fait de son encombrement car non démontable. Cela nous permettra, croisons les doigts, de prendre le train lundi matin. Nous avons, pour ce principe, réservé 3 emplacements de vélo pour nos 2 vélos sur un TER.  Dernière raison, la géométrie du vélo (positionnement guidon / selle / pédalier) permet de pédaler dans une position confortable et de se mettre en danseuse.

Le second vélo est une randonneuse, robuste en cadre acier, équipée de deux sièges enfants et quatre sacoches. Pourquoi 2 sièges enfants alors que le cargo accueille 2 –  voire 3 – enfants? Pour que les enfants puissent aller et venir sur le vélo de l’un ou de l’autre. Après avoir épluché les blogs danois, on a choisi pour le bébé un siège-coque bébé 8/18 mois (dont la petite largeur permet d’assoir un autre enfant à coté, contrairement à un cosy de voiture) pour les siestes et les longs trajets dans la caisse du cargo, position dos à la route. On a installé sur la randonneuse un siège enfant avant 8mois/3ans et un siège enfant arrière 3/6 ans pour accueillir les plus grands. 4 places, 8 combinaisons de voyage.

Un tipi ? parce que ce voyage est le deuxième d’une liste qui n’attend que de s’allonger. Une fois l’aventure en terrain connu apprivoisée, nous filerons vers des contrées plus exotiques aux conditions plus difficiles. La tente Safir de Tentipi est une tente conçue pour l’expédition (conditions extrêmes ou randonnées difficiles).  Elle se dresse en trois minutes, sa hauteur intérieure permet de se tenir debout,  il est possible d’y faire du feu, et de la pôle dance autour du mât.

Pourquoi partons-nous ? Pour se mettre en déséquilibre et titiller nos convictions.  Des lectures et des films sur les apprentissages autonomes et le jeux libre, un besoin de se connecter à plus de nature, la volonté qu’une année de congé maternité/parental ne se résume pas qu’à des contingences domestiques, prendre le temps de découvrir nos enfants, de jouer avec eux, de ne plus les bousculer, de les laisser être et de les regarder devenir, de changer de rythme et de créer notre famille à 5. Un article de Grandir autrement disait que la qualité est la quantité : pour voir des étoiles filantes, il faut passer des heures à observer le ciel. Prenons tout le temps nécessaire pour vivre des moments d’éternité, furtifs, des moments où le temps se suspend, qui ne tiennent qu’à un fil, mais qui nous feront sentir – tous – pleinement à notre place.

A bientôt!

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